Bondage : sexe, menottes et art érotique

Quand on pense au bondage, on pense immédiatement aux fétiches du latex et au sado-masochisme. Pourtant, le bondage est une pratique beaucoup plus complexe que ça! Au-delà des jeux de soumission et de domination, il sait à la fois pimenter la vie sexuelle des couples et inspirer les artistes par son côté esthétique.

Le bondage, qui vient du verbe anglais « to bond », est une pratique érotique qui consiste à attacher et à contraindre une personne à l’aide de cordages, de menottes, de lanières de cuir ou de tous autres accessoires qui s’attache autour du corps. Du simple nœud autour des poignets aux ligotages les plus complexes, il s’apprécie à toutes les sauces!

Le bondage artistique

Sous sa forme la plus « pure », le bondage est considéré comme un art. Bien que peu connu en occident, c’est une forme d’art érotique extrêmement populaire au Japon, d’où il est originaire. Aussi nommé Shibari, le bondage artistique est davantage centré sur l’esthétisme des corps que sur la restriction des mouvements. Il utilise un ligotage complexe et un assemblage de nœuds savants pour mettre certaines parties du corps en valeur.

Malgré la connotation très érotique de cette forme d’art, le Shibari n’est pas une pratique sexuelle en soi. Il n’implique ni domination, ni actes sexuels. C’est un art qui se consomme par les yeux!

Le bondage « soft »

La version la plus « soft » du bondage est également la plus répandue. Après tout, même une pratique aussi anodine que de lier les poignets de son partenaire relève du bondage! Pour de nombreux couples, c’est donc une façon très excitante de pimenter la vie sexuelle. Les jeux de domination ne sont d’ailleurs pas nécessaires dans ce type de bondage. Pour la personne qui se fait attacher, le simple fait de pouvoir s’abandonner aux plaisirs de la chair est suffisant pour apprécier cette pratique sexuelle.

Parmi les accessoires favoris du bondage « soft », on retrouve les cravates, les foulards de soie, les bas-collants et les menottes en poil. Le plus souvent, ils servent à lier les mains entre elles ou à attacher les poignets au lit, mais on peut également les utiliser pour faire la même chose avec les chevilles. De nombreux adeptes aiment également pratiquer le bondage les yeux bandés, car les sensations s’en trouvent alors décuplées!

Le bondage « hard »

Dans sa version la plus « hard », le bondage est généralement associé aux pratiques BDSM (bondage et discipline, domination et soumission, sado-masochisme). Bien qu’il se pratique d’une multitude de façons, ce type de bondage inclut presque toujours une relation dominant/dominé.

C’est d’ailleurs dans le bondage « hard » que l’on retrouve le plus souvent les fétiches du vinyle et du latex, ainsi que les instruments comme les chaînes, les fouets, les attaches en cuir, les baillons à boule et les menottes de métal.

Conseils pratiques

Que ce soit dans sa version artistique, « soft » ou « hard », la pratique du bondage demande toujours une très grande confiance de la part des partenaires. Pour que l’expérience se passe bien, il est également important de savoir communiquer et d’établir certaines limites à ne pas franchir.

Pour des questions de sécurité, quelques règles doivent également être respectées lors de la pratique du bondage :

  • Ne jamais laisser une personne attachée toute seule.
  • Ne jamais passer de corde (ou autre instrument de ligotage) autour du cou.
  • Toujours avoir un outil à portée de main pour couper les cordes en cas d’inconfort.
  • Ne jamais serrer les liens trop fort afin de ne pas couper la circulation.
  • Toujours prévoir un mot clé qui n’appartient pas au vocabulaire sexuel ou au vocabulaire de domination/soumission (comme « confiture » ou « plage ») afin d’arrêter le tout en cas d’inconfort.

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