Le point G : une légende urbaine ?

Bonne nouvelle pour tous ceux et celles qui ne l’ont jamais trouvé : selon des chercheurs britanniques, le point G ne serait qu’un mythe. Cette nouvelle, récemment publiée dans le Journal of Sexual Medicine, sonnera-t-elle le glas du Saint-Graal des zones érogènes ?

Depuis plus de 50 ans, époque où le scientifique Ernst Gräfenberg a donné son nom à la fameuse zone érogène, le débat sur le point G fait rage. Ceux et celles qui l’ont trouvé le défendent avec une ferveur quasi-religieuse, tandis que ceux qui le cherchent encore ont commencé à questionner son existence.

La réalité, c’est que personne n’a encore réussi à prouver hors de tout doute l’existence physiologique d’une telle zone de plaisir. Pour faire avancer les recherches, des chercheurs du Kings College London ont donc décidé de lancer la plus vaste étude jamais faite sur le sujet.

Dans le cadre de cette étude, plus de 900 couples de jumelles, vraies et fausses, ont été interrogées à savoir si elles possédaient ou non un point G. L’hypothèse était que les vraies jumelles, étant génétiquement semblables, devraient présenter une même réponse biologique lors de la stimulation de cette zone érogène. Cependant, vraies jumelles ou non, seulement 56% des femmes questionnées ont rapporté avoir un point G.

Il n’en fallait pas plus pour que les chercheurs remettent en question l’existence du point G. Pour eux, cette zone ne serait pas anatomique, mais plutôt subjective. En d’autres mots, il n’y aurait aucune raison physique de ressentir du plaisir lors de la stimulation du point G, ce plaisir ne serait que le fruit de l’imagination des femmes, un fantasme alimenté par les médias et les différents experts sur la chose.

Pour de nombreux sexologues, toutefois, ces résultats n’apportent que bien peu de réponses. Ils ne font que révéler ce que la plupart savent déjà : les femmes sont toutes différentes, certaines d’entre elles sont simplement plus sensibles que d’autres au plaisir de la pénétration. 

D’autres vont même jusqu’à dire que l’étude est loin d’être concluante. Basée sur un questionnement, elle assume que toutes les femmes interrogées savent ce qu’est le point G et qu’elles l’ont déjà cherché. Aucune recherche n’a été faite d’un point de vue biologique.

Certains experts voient tout de même cette conclusion d’un œil positif. «Si certaines femmes s’échinent à trouver leur point G, peut-être qu’elles perdent leur temps. Peut-être qu’elles devraient chercher ce qui leur fait plaisir, dit-il. Il n’y a pas une zone qui soit la bonne zone. C’est une très bonne nouvelle pour les femmes… et pour les hommes!» affirme Marc Zaffran, spécialiste dans la médecine des femmes.

Et de votre côté, le point G, l’avez-vous trouvé?

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