Les jeunes réclament une éducation sexuelle

Depuis 2005, année où les cours de formation personnelle et sociale (FPS) ont disparu des écoles, les jeunes n’ont que peu de ressources vers lesquelles se tourner lorsqu’il est question d’éducation sexuelle. À la Commission scolaire de Montréal (CDSM), on entend toutefois changer les choses. Comment? En engageant une sexologue.

Les jeunes de l’Association des élèves du secondaire de la CSDM ont été les premiers à se plaindre. Depuis 2007, ils dénoncent le changement à la programmation des cours et le manquement à l’éducation sexuelle dans leurs écoles. 

Depuis l’abolition des cours de FPS, ce sont les infirmières et les travailleuses sociales qui sont devenues, dans les écoles secondaires de la province, les personnes-ressources en matière de sexualité. Toutefois, pour les jeunes, ce n’est pas assez. « Les élèves n’en veulent plus, de ça, affirme Lynda Laurencelle, présidente du Comité central de parents de la CSDM. Ils veulent pouvoir s’adresser à quelqu’un qui a une expertise et avoir des réponses à leurs questions.»

La commissaire Jocelyne Cyr, sensible à l’appel des élèves, a donc décidé de lancer une « proposition d’urgence », qui prévoit l’embauche d’une sexologue pour répondre aux multiples interrogations des jeunes. «Les élèves ne veulent pas des réponses au sujet de la pratique sexuelle, ni sur comment mettre un condom, déclare Mme Laurencelle. Ils veulent des réponses du côté des émotions.» 

La sexologue aurait également la mission de produire du matériel pédagogique afin d’aider les professeurs à parler de sexualité dans leurs cours. L’éducation sexuelle faisant déjà partie des compétences transversales, tous les enseignants ont la responsabilité d’aborder le sujet lorsque l’occasion se présente. «S’il faut mieux outiller les enseignants pour parler davantage de sexualité dans les écoles, ce n’est peut-être pas une mauvaise chose d’embaucher une sexologue qui est capable de proposer un certain nombre d’activités pertinentes», avance Mme Cyr.

Consciente que ces initiatives ne sont que des solutions d’urgence, l’Association des élèves du secondaire de la CSDM entend toutefois pousser un peu plus loin la démarche en faisant du lobbying auprès du Ministère afin que les cours d’éducation sexuelle fassent un retour dans les écoles québécoises.

Pourra-t-on voir le retour des cours d’éducation sexuelle dans un futur proche? Seul l’avenir nous le dira!

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